Quels sont les différents types de mobilité professionnelle ? 

S’il y a bien un concept qui revient fréquemment en entreprise actuellement, c’est celui de la mobilité professionnelle. Les RH, autrefois réticents à cette pratique, ne la voient plus d’un mauvais œil. Mais qu’est-ce que la mobilité professionnelle ? Quels en sont les différents types ?  

C’est quoi la mobilité professionnelle ? 

La mobilité professionnelle n’est rien d’autre qu’une ascension sur le plan professionnel. Elle est souvent caractérisée par le changement de poste ou de métier par un employé. En somme, c’est la possibilité de changer de métier ou de poste afin de peaufiner et élargir ses compétences professionnelles.

Pour être plus simple, c’est un changement de métier. Dans une entreprise, si celui qui travaille à la manutention intègre l’équipe de production, alors il y a mobilité professionnelle. Et il faut savoir que la mobilité professionnelle peut se faire en dehors de l’entreprise. 

Quels sont les types de mobilité professionnelle ?

Généralement, deux types de mobilité professionnelle sont reconnus. Mais au total, il y en a trois. La mobilité interne, celle externe et celle géographique. Pour ce qui est de la mobilité professionnelle interne, elle se fait en interne comme l’indique son nom. Elle contient aussi deux dimensions. Une fonctionnelle qui résulte en un simple changement de poste de travail dans l’entreprise. L’autre, hiérarchique, consiste à ce que l’employé change de poste, mais hiérarchiquement. Il peut s’agir d’une promotion ou bien même d’une rétrogradation. 

Le second type de mobilité professionnelle se fait en dehors de l’entreprise. Il peut s’agir d’un changement de poste, mais dans une autre entreprise. Toutefois, la mobilité externe a aussi des dimensions. La première se veut sectorielle. Elle consiste en un changement de branche ou de secteur professionnel. C’est-à-dire que l’employé, s’il travaillait dans l’immobilier, peut se lancer dans le commerce de voitures. La seconde dimension est-elle, socioprofessionnelle. Là, l’employé aura changé son statut. Il pourrait donc passer de simple salarié au statut de fonctionnaire. 

La mobilité géographique. C’est le dernier type de mobilité professionnelle. Il résulte en un changement du lieu de travail. L’employé pourrait être muté dans une annexe de l’entreprise. Il pourrait aussi être question d’une mutation au sein même de l’entreprise et pas d’un déplacement géographique. 

Sur quels critères se fait la mobilité professionnelle interne ? 

La mobilité se fait au sein de l’entreprise. Pour être mise en place, plusieurs conditions ou critères sont et doivent être pris en compte. La première, c’est la taille de l’entreprise. Il est évident qu’une grande entreprise aura beaucoup de services. Ce qui favoriserait facilement la mobilité professionnelle de ses employés. Une petite entreprise ne pourrait pas le faire. 

Mis à part la taille de l’entreprise, sa culture se voudra également un critère important. Il n’est pas rare que des entreprises privilégient la mobilité. Avec des changements fréquents de postes ou de missions. Cependant, certaines entreprises qui n’en ont pas la culture ou qui ne sont pas familières de mobilité, ne pourraient pas aussi simplement y avoir recours. 

Le dernier critère pour la mise en place d’une mobilité professionnelle interne est l’organisation. La mobilité professionnelle est même devenue obligatoire depuis quelque temps. Cependant, si une entreprise n’est pas bien organisée, ça ne marchera pas. Les employés en pâtiront et la mobilité risque de ne plus être qu’interne. Il ne faut pas non plus négliger le facteur financier. C’est souvent ce dernier qui empêche la plupart des sociétés de se mettre à la page. Parce que sa mise en place engage certaines dépenses qui ne passent pas vraiment inaperçues. 

Quels sont les avantages de la mobilité professionnelle ? 

Celles et ceux en charge du service des ressources humaines ont pris en considération la mobilité professionnelle. Tout juste parce que les bienfaits qu’elle promeut ne sont pas à délaisser. Pour les employés, c’est une réelle aubaine. Cela leur permet de découvrir et d’explorer de nouvelles terres professionnelles. En s’essayant à de nouveaux et différents postes de travail, ils gagnent en connaissances et clairement en compétences. Ce qui leur sera d’une aide si, éventuellement, ils voudraient procéder à une mobilité extérieure. Ou plutôt une reconversion professionnelle. 

C’est un partenariat gagnant puisque les employeurs ne sont pas en reste. L’entreprise qui met en place la mobilité professionnelle a la chance de mieux gérer ses ressources humaines. Mais elle peut aussi faire des économies dans le sens où, elle n’aura plus vraiment à recruter au vu des diverses compétences qu’elle aura au sein de son équipe. Le mieux avec tout ça, c’est que sa productivité en prendra un coup. Essayer de nouvelles choses a tendance à motiver les gens. Et des travailleurs motivés, c’est tout ce que demandent les employeurs. 

Quels en sont les inconvénients ? 

La mobilité est une clause contractuelle. Les entreprises n’y échappent plus réellement. Et même si les employés y trouvent leur compte, ce n’est pas toujours plébiscité. Dans le sens où il est question d’une mobilité géographique. Il est possible qu’un salarié soit obligé de déménager pour le travail. Le bémol, c’est que tout le monde n’est pas emballé par cette idée.